02 mai 2008
orange rit*
l'autre jour, je me suis transformée en courge. non pas une courge qui en jette, non, une courgecourroucée. il parait que ce n'est pas fréquent ce genre de transformation, mais cela arrive parfois par nuit de plein soleil, quand les oranges rient et les cochons se font dindes... il parait qu'il suffit simplement de se trouver au fond d'un jardin, à l'abri sous une vieille serre délavée par le temps et que les éclairs au chocolat d'orage tapissent votre ombre d'un reflet or ange... je ne sais pas si c'était une chance ou une malchance, mais on m'a dit que ce n'était pas donné à tout le monde de vivre dans la peau d'un cucurbitacé. Seulement, les gens, eux, ils ne savent pas que devenir une potiche ronde, c'est bien plus difficile que devenir un con qu'ombrent les navets...
01 février 2008
coup de gueule*
ou quand j'ai l'impression qu'on me fait tourner en archirond...
petit exutoire d'un soir histoire de vider la passoire pour ne pas me faire manger par le pressoir à la tête de cauchemar. Je vais me rebeller, oui...attention toi, l'homme au rictus délavé, aux yeux vides de beauté et aux mots affutés...
ma persévérance tel un éclair, brisera ta jouissance de me voir ridicule...si j'étais un homme je ferai une rime en "ule"...
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18 décembre 2007
histoire d'or ange*
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04 décembre 2007
parait qu'il faut souffrir pour être "?"*
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14 juin 2007
de fil en aiguille...*
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bah oui, ça va de soi...
03 mai 2007
...petite leçon culinaire*
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01 mai 2007
ce matin...*
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...et écraser un poildemain, ça sali.
Je ne savais pas qu'un poildemain pouvait autant pleurer. Ce n'était pas dans mon intention de lui faire mal. Mais il ne voulait pas faire ses valises ou prendre ses jambes à son coup, malgré mes mots, mes sourires et mes grimaces. Il m'a dit qu'il se sentait bien, là, au creux de ma main. Il m'a dit qu'elle ne pouvait pas vivre sans lui. Qu'elle pleurerait, et qu'elle deviendrait noire si je le faisais disparaitre. Mais le poildemain, il ne savait pas que je n'avais pas peur d'avoir la main noire. Il ne savait pas qu'une main noire peut être mélodieuse, il ne l'avait jamais écoutée. Il vivait là sans la connaître réellement. Et puis, il faut aussi dire que je ne le croyais pas...J'aurais pourtant dû.
Pourquoi se méfie-t-on ainsi du langage des poilsdemain? S'ils sont là,c'est qu'ils ont des choses à nous dire... on ne sait pas leur offrir nos oreilles. On a peur qu'ils aillent s'y réfugier, et comme tout le monde sait, un poild'oreille, ça parle trop et perturbe le sommeil.
Mon poildemain a pleuré noir. Non, je ne suis pas folle. Je l'ai vu de mes yeux vus. Et mes yeux, ils sont superbioniquesintergalactiques. Alors, vous pensez bien, je leur fait une confiance aveugle moi, à mes yeux.
Il y en a un que j'aime. C'est mon oeil gauche. Il me raconte de jolies histoires pour m'endormir, il sait me montrer les images qui apaisent. C'est aussi lui que préfère le Marchand de sable. L'autre soir, j'ai essayé de lui demander ce qu'il aimait en mon oeil gauche...mais le pays des songes m'emporta avant même que je ne puisse entendre la réponse... C'est peut être idiot à dire, je crois qu'il y a un truc entre mon oeil et le Marchand de sable. Mais chuuut.. ne dites rien. C'est un secret. Je ne veux pas que mon oeil rougisse, ou qu'il n'ose plus vivre son amour. J'aimerais pouvoir dormir sur mes deux oreilles...
Mon poildemain s'est réveillé et m'a dit qu'on ne dormait jamais sur nos deux oreilles! Que c'était pas possible. A bien y réfléchir, il avait raison, je n’ai pas les oreilles derrière la tête moi. Les yeux parfois (parce qu'ils sont malins les yeux) mais les oreilles... Il essayait de me distraire et je commençais à l'aimer à force. Seulement, il y a des décisions qu'on a plus le droit de remettre à plus tard. Il devait trouver un autre nid. J'étais persuadée qu'il y en aurait plein d'autres qui l'accueilleraient. Qui sauraient lui donner la place que je ne pouvais plus lui réserver...
De sa bouche est sortie un mot horrible: égoïste. Voilà que mes yeux se sont mis à pleurer. Parce que c'était pas vrai. C'est lui qui ne pensait pas à moi...y'en a qui appellent ça un empêcheur, oui, c'est pas de moi cette expression, mais elle va à merveille à mon poildemain...ou à ce qu'il était.
Je lui ai donné une dernière chance. Il avait mis ses oreilles à la poubelle, pour plus avoir à m'écouter.
Ça sentait le terminus. Il y avait du noir partout. Trace indélébile de sa présence passée... Je m'y ferais. Il parait qu'on s'habitue à tout.
Dites, ça repousse un poildemain? Je crois qu'il me manque déjà...
23 avril 2007
même ton nez rouge, il m'fait pas rire*
bonjour madame déprime
je ne t'avais pas conviée à ma table pourtant...
17 avril 2007
il y a un pépin*
je suis très musique en ce moment, je sais que ça sert à rien pourtant. en fait, c'est certainement plus pour moi que je fais ça...oui, parceque j'ai des notes dans la tête, faut les faire sortir un peu.
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oui, juste là, tu vois pas? pfff, tu ne serais meme pas capable de distinguer le blanc du noir...
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13 avril 2007
on dirait que je serais tombée*
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je ne sais pas comment c'est arrivé. je ne me souviens pas. je crois que j'étais en train de dormir. je rêvais que je tombais. à mes pieds, il y avait une fleur. je pense que c'est elle qui a fait s'enfuir mes jambes...et puis mon tronc il est tombé à terre parce que sans jambes, le tronc, il doit descendre d'un étage, c'est comme ça aussi pour les vaches...mais peut être que les vaches, elles, elles aimeraient avoir le ventre posé. plus besoin de plier le cou pour se délecter. hop. on dirait que l'herbe pousserait, encore et encore, pour venir se poser dans leur bouche. parce que l'herbe, elle serait solidaire.non, je sais ce que vous allez dire...l'herbe ne serait pas suicidaire. vous confondez tout, vous ne comprenez rien, et puis vous m'interrompez sans cesse. je peux continuer? merci, avec plaisir.
bon alors...la fleur, elle était tellement grande, que j'ai eu son pistil dans le nez. mes narines riaient aux éclats, mais moi, ça ne me faisait pas rire. mes jambes s'étaient enfuies. parce qu'elles en avaient assez que je ne regarde pas ou je les posais. comme si je m'attendais à ce qu'elles se rebellent un jour...je crois que dans mon rêve, mes jambes étaient devenues écolo (dans un sens, je les comprends, j'avais mangé tellement de noir ces derniers temps que mes pieds étaient tout fleuris) on dirait qu'elles ne voulaient plus écraser le sol, qu'elles auraient préféré être légères. on dirait que dans mon rêve, mes jambes avaient rêvé qu'elles étaient des ailes. mais pourtant dans mon rêve, je n'avais plus de jambes, et je n'avais pas d'ailes pour autant. on m'avait dit dans l'enfance de mon rêve que si un jour mes jambes se rebellaient, des ailes me pousseraient...je crois que même dans les rêves on nous ment.
je me retrouvai donc, comme le dit l'expression, "la fleur dans le nez" (et ne me dites pas qu'elle n'existe pas...) j'essayais d'appeler mes jambes, mais elles ne revenaient pas. la fleur voulait me prêter ses racines pour ne pas que je fane....je pense que c'est à ce moment là que j'ai eu peur. je voulais pas rester au ras des pâquerettes, je voulais que ce soient mes pieds qui soient chatouillés, et pas mes narines. alors, j'ai mangé la fleur. vous savez, parfois il n'y a pas que dans la vie qu'on ne tourne pas rond, dans les rêves aussi ça arrive. je l'ai mangée, comme on croquerait la bouche du BN qui sourit. on ose bien le grignoter lui, alors pourquoi pas picorer la fleur que vous avez sous le nez?
le reste, je ne sais plus. je ne peux pas vous dire.
le soleil est apparu, et a réchauffé mon gros orteil...oh, mon orteil, mon pied, mes jambes. ils étaient tous revenus. bien collés à mon tronc et sensibles à souhait.je crois que j'avais soif à mon réveil. oui, la soif...et avec elle, une surprise qui ne tarda pas à se montrer... je ne sais pas ce qui m'était arrivé. je ne me l'explique pas. j'étais là, face au miroir avec ce truc autour de l'oeil. j'avais juste fait un rêve. je crois que j'étais tombée cette nuit. nan, pas possible, mon lit est sur le sol, comme la vache sans jambes. sauf que je dors pas sur la vache sans jambes, mais sur mon lit sans pieds. ça venait d'où? non, pas mon lit sans pied, mon oeil au BN... comment. un oeil au BN? finalement,j'avais peut être compris...
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